Stromae l’ambassadeur du fitness

Bien avant que le showbiz lui fasse risette avec son album Cheese, Stromae exerçait un petit mandat pour la forme. Il était vice-président d’une ASBL nommée Toutouyoutou. Tou-tou-you-tou (air connu).

Face à pareille référence, impossible de n’établir aucun lien avec les icônes de l’aérobic, Véronique et Davina. On imagine l’artiste belge se contorsionnant en rythme sur le fameux générique de l’émission Gym Tonic. On se le représente accoutré comme l’étaient les coaches des années ’80 : collants en lycra, justaucorps en élasthanne, le tout pourquoi pas surmonté d’un vilain bandeau en éponge.

Et on aurait tort de bouder le plaisir de cette vision potache puisque l’association que Stromae chapeaute a pour but « la promotion et le développement de cours collectifs de remise en forme, fitness et de danse tant en Belgique qu’à l’étranger », précise l’acte de constitution passé à Bruxelles en août 2006.

On se demande naturellement où celui que le talent exporte désormais à New York trouve-t-il le temps de veiller au bon fonctionnement de l’association. Car rien ne semble officiellement indiquer que Stromae ait abandonné Toutouyoutou depuis le succès renouvelé, notamment, par son morceau Papaoutai.

C’est que, toujours selon les statuts, la sœur aînée du chanteur-compositeur en assure la gestion journalière, depuis le siège social établi… au domicile familial.

Quant aux obligations de présence, elles n’apparaissent pas considérables pour Stromae. En sa qualité de membre fondateur, il est tenu d’au moins participer à l’assemblée générale de Toutouyoutou, organisée chaque année. Mais un administrateur tiers peut évidemment le remplacer par procuration.

Par exemple, la présidente de l’ASBL, qui n’est autre que sa mère, également associée de Mosaert, l’entreprise de son fils (à but lucratif cette fois).

Enfin, vu le rayonnement actuel de Stromae, on peut s’étonner de l’absence totale de publicité autour de cette association. Manifestement aucun site internet ou profil sur les réseaux sociaux. Une invisibilité qui autorise de nombreux scénarios. L’humilité de promouvoir localement le « bouger mieux ». La dissolution tout aussi discrète de l’ASBL Toutouyoutou. Ou encore un projet de reconversion commerciale. À quand une enseigne de fitness « Je cours » ou une high school musical bruxelloise baptisée « Alors on danse »?

Extrait de l’acte de constitution

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