Le Japon plus grand créancier des États-Unis grâce à des comptes belges

Le scénario nourrit actuellement le débat dans les salles de marchés tokyoïtes: le Japon devrait arracher la pole position obligataire à la Chine cette année.

En avril dernier, le pays insulaire avait accéléré ses achats de bons du Trésor américain, le montant total grimpant à 1.210 milliards de dollars, contre 1.260 affichés par Pékin. Ces transactions ont d’ailleurs soutenu le rally des titres du gouvernement US lors du semestre écoulé alors que la Chine vendait ses actifs et que la Fed ralentissait aussi son programme de rachat.

La tendance se poursuit en mai, indiquent les chiffres mensuels du département de Washington publiés ce mercredi. La position japonaise en Treasuries s’est encore renforcée de 10,4 milliards de dollars (1.220 milliards), contre 7,7 milliards pour les autorités chinoises (1.271 milliards). Évidemment, plusieurs mois seront nécessaires pour que l’écart entre les deux détenteurs asiatiques se comble et s’inverse.

C’est sans compter sur le mouvement parallèle du portefeuille attribué à la Belgique. Selon les dernières données du Trésor américain, 362,4 milliards de dollars étaient conservés en mai dernier sur des comptes belges. Notre petit royaume reste ainsi le 3e créancier mondial des États-Unis pour le 5e mois d’affilée. Les volumes détenus par la Belgique s’orientent néanmoins à la baisse depuis deux mois, à hauteur de 19 milliards de dollars (-4 milliards en mai, -15 milliards en avril).

Mais, par rapport au même mois de l’année précédente, 180 milliards de billets verts ont surtout afflué sur les comptes-titres d’une société de conservation basée à Bruxelles. Le poids des créanciers belges a ainsi décrit une augmentation de 107% !

Le fait que les prêts belges aient doublé en un an donne naturellement lieu à des spéculations. Parmi lesquelles la plus plausible veut que la banque centrale de Chine investisse en dollars via des comptes bien de chez nous

Pékin et Bruxelles se côtoient étroitement dans l’analyse des mouvements de dette américaine. En décembre dernier, la Chine avait vendu pour 48 milliards de dollars de bons. Ce mois-là, les détentions étrangères d’obligations émises par les Etats-Unis avaient néanmoins enregistré un léger boni. Et cela, grâce aux 56,2 milliards étonnamment rachetés en un mois via la Belgique.

Plus récemment encore, les stratégistes de Bank of America Merrill Lynch nous assuraient que la Chine était ce fameux acquéreur mystère réalisant ses emplettes de dette US chez Euroclear, le numéro un mondial des services post-marché siégeant à Bruxelles.

Bref, le feuilleton financier se prolonge. Après deux mois de repli, reste à savoir si la Belgique va garder le cap. Avec les conséquences que cela implique.

To be continued…

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