Les centres de protonthérapie de l’UCL et de Charleroi feront cause commune

iba salle de traitement
© IBA Group

Finis les procès à charge pour savoir qui a cocufié l’autre. L’UCL et Charleroi ont « tourné la page », les deux projets de salles de protonthérapie peuvent désormais coexister, voire faire cause commune, affirme-t-on à l’intercommunale carolo de santé publique.

La polémique opposant depuis mai les projets respectifs de Charleroi et du duo UCL/KUL est à présent dissipée, écrit le Journal du médecin dans son édition à paraître vendredi. « Les rapports se veulent nettement moins sensibles », y assure Alain Dugauquier, le secrétaire général de l’intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC).

« Des contacts officieux et plus sereins ont été pris avec l’UCL. Les deux projets peuvent enfin cohabiter. D’ailleurs, nous les défendrons ensemble devant l’Inami », poursuit le responsable de l’ISPPC.

Les arguments financiers avaient dominé la controverse, le projet UCL/KUL reposant sur des fonds propres alors que le centre hennuyer profite lui d’un financement public, 47 millions d’euros débloqués par le gouvernement wallon. Un amalgame coriace à en croire l’ISPPC.

« L’argent public provient du plan Marshall car le centre de Charleroi s’oriente recherche. Cela ne subviendra qu’au développement du faisceau protons, aux études cliniques. La partie patients sera elle gérée par un holding en voie de création », insiste le secrétaire général de l’ISPPC.

Face aux arguments plus médicaux, tel que le peu d’indications reconnues pour les traitements chez nous par protonthérapie, l’ISPPC certifie que le besoin belge est cohérent avec les deux projets et grandira avec la recherche.

« Il y a de la place pour deux centres. La capacité d’absorption du marché belge est suffisante. Environ 80 patients seront pris en charge chaque année par Charleroi. Et si la recherche démontre plus largement les bénéfices de cette thérapie, le nombre d’indications augmentera. À l’avenir, on parlera peut-être de 3 ou 4 centres en Belgique », espère-t-on à l’intercommunale carolo.

Bref, Charleroi remet la protonthérapie au centre du débat. La rentabilité sera fonction des apports scientifiques. Et comme les deux centres n’opèreront pas dans le même registre mais de façon complémentaire, une association officielle sera toujours possible, conclut le secrétaire général de l’ISPPC.

.

Des questions, remarques ou suggestions ?
N’hésitez pas à me contacter par mail en cliquant ici
et sur les réseaux sociaux via @francois_remy ou francoisremy

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s