360 milliards de dollars de dette US hébergés à Bruxelles

euroclear

Record d’altitude. Alors que les volumes avaient perdu 0,3% en juillet, ils ont augmenté de 1,1% pour s’établir fin août à 6.070 milliards de dollars. Du jamais vu. Les investisseurs nationaux, Chine et Japon les premiers, se sont rués sur les bons du Trésor américain, comme le décrivent les chiffres mensuels publiés ce jeudi par l’administration financière de Washington.  La position de la Belgique en a évidemment profité, affichant 7 milliards de billets verts en plus.

Répétons-le systématiquement, cela ne signifie pas que le gouvernement Di Rupo en affaires courantes a investi en dette US pendant l’été mais bien que des détenteurs étrangers ont recouru aux services de centralisateurs de titres basés chez nous (principalement Euroclear, dont le siège est à Bruxelles). Un amalgame statistique opéré par le département du Trésor US himslef, ne distinguant pas les origines des placements de la nationalité du conservateur.

Belgium Treasury Holdings
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Sur papier, notre petit pays reste ainsi le 3è détenteur mondial de dette américaine pour le 8è mois consécutif. Au total, 359,9 milliards de dollars de Treasury reposaient sur des comptes belges en août dernier, contre un sommet atteint en mars de 381,4 milliards.

Depuis janvier, date à laquelle la Belgique s’est hissée au troisième rang du classement international des créanciers des États-Unis, notre position dans la compta de l’Oncle Sam n’augmente donc plus significativement. Elle stagne même depuis avril. Naturellement, en rythme annuel, le constat se veut tout autre.

Par rapport au mois d’août 2013, près de 193 milliards de dollars ont inondé les comptes de la société de conservation bruxelloise. Soit une augmentation de 116% (oui, plus du double).

Good job!

Comme chaque mois, ces mouvements d’argent donnent le tournis aux non-initiés. Mais quelques données plus globales suffisent à ramener notre minuscule royaume à l’échelle de la planète finance.

Euroclear orcheste près de 570.000 milliards d’euros (780.000 milliards de dollars) de transactions financières par an. Le groupe détient en moyenne 833 milliards d’euros d’actifs collatéraux et conserve pour ses clients près de 25.200 milliards d’euros de titres.

Autrement dit, les 360 milliards étiquetés belges représentent presque une marge d’erreur (1,4%) par rapport à la valeur cumulée des dépôts gérés par Euroclear.

Il n’empêche, ces centaines de milliards dormant sur les comptes de l’entreprise (de droit) belge démontrent que les affaires se portent bien. Prenons pour simple exemple l’un des profils clients d’Euroclear: les banques centrales. Les institutions monétaires ont fait des emplettes en août dernier, +1,1% à 4.600 milliards de dollars en bons du Trésor US.

Les prévisions annoncent d’ailleurs une demande étrangère soutenue pour la fin de l’année. Les titres de dette américaine sont perçus comme une valeur refuge. Dès lors, les tensions géopolitiques mêlant terroristes de l’État islamique et risques de propagation du virus Ébola lui promettent de beaux lendemains.

Sans compter que les investisseurs se réjouissent de l’accord survenu au Congrès pour ne pas avoir à se soucier du plafond de la dette des États-Unis avant mars 2015.

« To be continued » qu’ils disent…

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