Aux urgences, les patients voient surtout de « vrais urgentistes »

Cela peut sembler évident mais voilà un aspect rassurant pour certaines personnes angoissées à l’idée de devoir se rendre impérativement à l’hôpital. Les admissions aux urgences sont essentiellement gérées par des médecins spécialisés en… médecine d’urgence.

Derrière le terme urgentiste employé indifféremment par les patients, plusieurs types de médecins assurent en fait la permanence des services d’urgence hospitaliers. Les médecins spécialistes en médecine d’urgence. Les « acutistes », ces spécialistes en médecine aiguë. Et les généralistes détenteurs d’un brevet en médecine aiguë.

En observant le dernier rapport d’audit de l’Inami qui ventile, entre autres, le nombre de prestations et les dépensés liées, il est alors possible de déduire quel type de médecin a dispensé le plus de soins urgents.

Le rapport indique que le plus grand volume de soins a été apporté durant la journée par un spécialiste en médecine d’urgence accrédité. Un médecin dont la formation continue et la participation aux sessions de peer review sont reconnues. Et qui peut ainsi prétendre à des suppléments d’honoraires.

Autrement dit, les patients ont essentiellement été pris en charge par de « vrais urgentistes » comme diraient certains. Ces urgentistes accrédités ont réalisé 1,34 million d’examens cliniques en 2014, contre 1,25 million en 2013 (+7,04%). Ces dernières années, ces médecins travaillent toujours plus à en croire les 994.000 prestations enregistrées en 2010 (+35%).

[Parcourez l’infographie interactive pour des données détaillées]

D’un point de vue comptable, l’Inami a dès lors dépensé 35,73 millions d’euros pour ces consultations massives en journée d’urgentistes accrédités. C’est le poste de dépenses le plus important. Tandis que la deuxième facture la plus « salée » revient aux autres médecins spécialistes accrédités (cardiologues, gastro-entérologues, psychiatres et autres) appelés en renfort par le médecin des urgences. Les dépenses de l’assurance maladie pour ces interventions se montent à 16,63 millions d’euros en 2014, contre 15,93 millions un an auparavant et 12,89 millions en 2010 (+29%).

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Article réédité et augmenté extrait du dossier publié par Le Journal du médecin ce vendredi 31 juillet 2015.

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