Près de 200 milliards de dollars de dette américaine volatilisés en Belgique

Trou d’air obligataire, chute libre des dépôts, effondrement vertigineux. En juillet dernier, 52 milliards de dollars de dette américaine ont disparu des comptes belges, indiquent les nouvelles données du département du Trésor. Des cadors de la finance ont donc massivement vendu leurs titres US, incognito, depuis notre petit pays. Une récente habitude qui porte la différence à un peu plus de 199 milliards de dollars. En cinq mois seulement.

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Pour mémoire, l’administration financière de Washington publie chaque mois la position en Treasury bonds des principaux détenteurs nationaux. De janvier 2014 à février 2015, contre toute logique économique, la Belgique a été renseignée dans ces chiffres officiels comme le 3è créancier mondial des États-Unis. Elle donnait alors modestement la réplique à la Chine et au Japon, prêteurs respectifs d’environ 1.200 milliards de dollars.

Mais la publication du département du Trésor de ce mercredi 16 septembre 2015 confirme surtout l’impressionnante contraction des volumes, de plus de la moitié, initiée depuis mars. Il ne reste « plus que » 155 milliards de dollars de dette américaine à Bruxelles, contre 207 milliards un mois plus tôt (-25,2%) et 345 milliards cinq mois auparavant. Par conséquent, notre petit pays n’occupe plus à l’heure actuelle que la 12è position du classement international, avec une avance somme toute confortable sur l’Inde et Singapour.

Si ces données offrent une idée de grandeur des portefeuilles d’obligations US détenus par d’autres gouvernements, elles ne délivrent pas pour autant de montants précis. Lorsqu’un investisseur achète des bons via un intermédiaire financier non-américain ou s’assure du déroulement de l’échange via un prestataire de services post-marché siégeant dans un pays autre que les États-Unis, le rapport des trésoriers ne reflète pas la nationalité du détenteur final mais celle du conservateur.

Ce biais statistique gonfle artificiellement les montants dans des régions telles que les Caraïbes, le Luxembourg, la Suisse, le Royaume-Uni ou encore… la Belgique. Cela ne signifie donc pas qu’en juillet 2015, chaque Belge détenait environ 13.500 dollars d’obligations US.

Des observations plus financières, monétaires et/ou politiques suivront…

♦ Précédemment dans « Belgium, l’improbable créancier de l’Oncle Sam » :

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