La santé publique, quantité négligeable de la déclaration gouvernementale

Le Premier ministre a résumé un an d’action de son gouvernement. Parents pauvres des thématiques abordées, médecins et patients n’ont pas pris beaucoup place dans le discours politique. Alors que les rares interventions concernant les soins semblaient dictées par la ministre de la Santé…

Appelant un vote de confiance du Parlement, Charles Michel a conté ce matin l’histoire de sa jeune coalition fédérale. Sous les applaudissements attendus des députés de la majorité et les quolibets tout aussi prévisibles de l’opposition. Le réformateur a longuement évoqué les aspects économiques, défendant un bilan au renfort de chiffres (à vérifier ?). Mais le Premier ministre ne voulait pas priver son tableau « réaliste » d’une touche « sociale », un os à ronger pour les citoyens récemment descendus dans la rue, estiment certains parlementaires.

Le chef du gouvernement avait en tout cas peu de petits mots doux à adresser aux dispensateurs de soins. Évidemment, ce genre de discours ne peut pas répondre de façon exhaustive aux préoccupations de chaque corps de métier. Mais l’attente que peuvent nourrir certaines professions libérales face à un dirigeant MR ne relève pas de l’extravagance.

Quoiqu’il en soit, ni le mot « patient » ni le mot « médecin » n’a été prononcé une seule fois en français. Le mot « santé » n’apparaîtra pas non plus dans le compte rendu francophone de la séance plénière, si ce n’est pour excuser l’absence d’un député N-VA. Chaque couplet abordant la thématique des soins semblait rédigé par le cabinet De Block dans la langue de Vondel et scolairement récité par Charles Michel.

« Nous ne voulons pas d’une médecine à deux vitesses. Nous défendons le libre choix du patient et la liberté thérapeutique du médecin », a assuré le Premier, prenant à titre d’exemple la réforme des hôpitaux où la qualité des soins entrera en ligne de compte dans le financement. Et d’embrayer sans transition sur le pacte conclu avec l’industrie pharmaceutique pour maîtriser l’évolution du prix des médicaments.

La santé publique était ensuite diluée dans les propos, au gré des sujets de société. Au détour du volet sur l’écologie, Charles Michel a cité l’augmentation des accises sur le diesel, pour concilier respect de l’environnement et impact sanitaire de la pollution de l’air. Dans le même ordre d’idée, il s’est appuyé sur les récentes mesures taxatives visant le tabac ou l’alcool pour étayer la politique de santé publique.

Bref, le Premier libéral a voulu démontrer que chaque « décision audacieuse » prise par son gouvernement avait pour but, notamment, « d’augmenter l’espérance de vie » et « de garantir l’accès aux soins de santé de qualité ». Comme lui, on en reparlera…

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