Un médecin spécialiste belge gagne 6 fois le salaire moyen

La rémunération pèse lourd dans le déséquilibre croissant entre spécialisations et médecine générale, exacerbant les préoccupations quant à l’accès aux soins primaires, reconnaît l’OCDE.    

La ventilation entre « médecins de famille » et « médecins privés » a changé au cours des dernières années, le nombre de spécialistes ayant augmenté beaucoup plus rapidement. En moyenne, les médecins généralistes ne constituent que 29% de l’effectif total, souligne le Panorama de la Santé 2015 de l’OCDE.

En Belgique, ce pourcentage s’élève à 38%, contre 42% en Allemagne et 44% aux Pays-Bas. Les plus fortes proportions sont affichées par le Portugal (51%) et l’Irlande (60%), mais la plupart des généralistes n’y sont pas des « omnipraticiens », plutôt des médecins non-spécialisés travaillant dans les hôpitaux et autres structures de soins.

Autre constat récurrent, la rémunération des spécialistes ressort nettement plus élevée que le salaire moyen de l’ensemble des travailleurs du pays. Selon l’OCDE, les revenus annuels bruts moyens des médecins spécialistes belges sont 6,1 fois supérieurs, contre 6,2 fois pour les praticiens du Grand-Duché ou 5,3 fois pour leurs confrères d’outre-Rhin. Toutefois, les données pour la Belgique incluent les frais professionnels et peuvent déboucher sur une surestimation.

Vénalité ?

Cela influence tout de même les orientations professionnelles, observent les rapporteurs, à tout le moins au détriment de la médecine générale. Dans la plupart des pays membres, les revenus des généralistes ressortent (bien) moindres que ceux des spécialistes. Et « l’écart est particulièrement grand en Belgique », insiste l’OCDE.

La rémunération d’un MG belge représente 2,3 fois le salaire moyen (et est donc près de 3 fois inférieure à celle de son homologue spécialisé).

Il n’y a qu’en Pologne que le généraliste gagne plus, avec un ratio de 2,1 fois le salaire moyen, contre 1,6 pour le spécialiste.

Notons par ailleurs que si l’écart de revenu n’a eu de cesse de s’amplifier au cours des dix dernières années, le taux de croissance annuel moyen pour un généraliste belge s’élève à 4,6%, contre 2,9% pour un spécialiste. L’incitation financière reste donc un levier politique.

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