Elon Musk, la bête noire des marchés pétroliers en 2017

Le patron de Tesla fait planer sur les prix pétroliers la menace… de ses promesses. Promesse d’une voiture plus démocratique, promesse de technologies de stockage innovantes, ces perspectives lui doivent d’apparaître nommément au milieu des « cygnes noirs 2017 » d’une célèbre banque d’investissement.

Dans une note dédiée ce jeudi aux matières premières, Barclays Research épingle 13 « black swans » qui menaceront cette année le transport, la demande ou l’approvisionnement.

Ce que les analystes nomment cygne noir, c’est un événement ou une dynamique extrêmes que les acteurs de marchés n’avaient pas encore intégrés dans leur modèle de prix.

Et l’étude de Barclays part d’un constat : en 2017, les politiciens sont susceptibles d’influencer autant que les décisions économiques.

« En particulier, les nouveaux populistes et les politiques commerciales protectionnistes », insiste l’équipe de recherche financière, gardant à l’esprit les surprises de l’année dernière, le Brexit et Trump pour ne pas les citer.

Il ne faut pas oublier que les marchés offrent déjà assez d’imprévus. Pensons aux pays producteurs de pétrole qui ont resserré les robinets pour la première fois en dix ans.

Les cygnes noirs prenant plusieurs formes, les marchés financiers peuvent soit les laisser nidifier paisiblement soit recevoir de soudains coups de becs. Barclays a tout de même identifié treize menaces dont l’impact structurel sera lourdement haussier ou baissier pour les prix.

Mais, fait notable, au milieu de la géopolitique (la plupart des menaces étant liées aux positions diplomatiques ou commerciales qu’adopteront les États-Unis, l’Iran, la Chine, la Corée du Nord ou la Russie), aux côtés de catastrophes environnementales de type Fukushima ou encore de la recrudescence du terrorisme (en Turquie notamment), un seul nom sort de la mêlée : Elon Musk.

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Le sens du timing

Dans le classement de malheurs établi par Barclays, le patron de Tesla pourrait tenir un rôle principal sur le marché pétrolier. En ce sens où il mettra en vente son modèle grand public, le Model 3, ou nous amènera tout simplement une découverte capitale en matière de batteries électriques.

Les analystes anglais veulent tempérer cette possibilité, croyant fermement que les délais ne seront pas respectés. Pourtant, comment préjuger sans risque de se tromper. Ils le reconnaissent, cela pourrait très bien se dérouler comme prévu pour Tesla. Les acteurs du marché pétrolier seraient alors obligés de revoir leurs prévisions quant à l’adoption des véhicules électriques forcément plus rapide.

« Même si c’est la tournure que prendront les événements, nous estimons que l’effet sur la demande d’essence sera relativement limitée en 2017 ou à moyen terme », minimise Barclays.

Les moteurs électriques représentent une minuscule part du parc automobile mondial (0,1%), détaille l’équipe de recherche.

« Cela étant dit, les marchés ont tendance à anticiper dans leurs prix les évolutions. Or, un (modèle de Tesla plus accessible) ou une percée technologique dans les batteries pourrait changer la perception de l’impact sur la demande pétrolière », souligne Barclays.Et par là, accentuer a priori les prochaines retombées.

Les prévisionnistes de la banque britannique ne s’attendent donc pas à un électrochoc de la part de Tesla dans les douze prochains mois. « Mais compte tenu de notre définition des ‘black swans’, cela reste une éventualité », ironisent-ils en conclusion.

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〉 Article original initialement publié sur lesaffaires.com.

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