Les Casques bleus protègent à nouveau Denis Mukwege…

Petite victoire citoyenne. Suite aux récentes préoccupations, la Monusco, la mission de l’Onu pour la stabilisation de la République démocratique du Congo, a déployé ses Casques bleus à l’hôpital Panzi ce lundi 15 mai.

Confirmation officielle. Revenant sur ses déclarations quelques jours auparavant, la Monusco, la mission de l’Onu pour la stabilisation de la République démocratique du Congo, a admis ce mardi qu’elle ne fournissait plus de protection permanente de Panzi, l’hôpital dirigée par Denis Mukwege. Cette tâche était assurée uniquement par la Police nationale congolaise depuis le mois de septembre 2015.

Le niveau de sécurité avait été jugé suffisant à l’époque en fonction de la présence policière, du déploiement de gardes sécuritaires, des escortes pendant ses déplacements et des patrouilles périodiques dans les abords. La même année, une nouvelle tentative d’attentat avait pourtant visé le gynécologue congolais spécialisé malgré lui dans la prise en charge des victimes de tortures sexuelles en RDC. « C’est l’entière responsabilité des autorités du Congo d’assurer la sécurité du Dr Mukwege et la continuité des soins à l’hôpital Panzi », avait alors mollement réagi la Commission européenne.

La Monusco dit prendre très au sérieux le soutien du Dr Mukwege, en présence d’une « menace crédible » et annonce à cet égard par voie de communiqué qu’elle établit une protection de 24 heures et augmentera le nombre des patrouilles dans le secteur jusqu’à la fin d’une évaluation de la situation.

Insécurité avouée

« J’ai constaté que les Casques bleus qui campaient à l’hôpital avaient plié bagage sans aucune explication », avait récemment confié le Dr Mukwege.

La direction de la communication de la Monusco s’était alors perdue dans les contradictions, minimisant le danger.

« Dire que le Dr Mukwege n’est pas menacé est une affirmation terriblement erronée. Son collègue et ami proche, le Dr Gildo Byamungu, a été assassiné il y a quelques semaines », avait déploré Tony Gambino, le directeur de la Fondation Panzi aux États-Unis

Des pétitions  apparaissaient sur internet pour réclamer une intervention des Nations Unies, dont une plus remarquée, postée il y a cinq jours, et qui a récolté 17.000 signatures.

Espoir démocratique

« Le Congo est malade », reconnaît Denis Mukwege, « c’est vrai, mais la guérison doit passer par l’éveil de la conscience nationale». Il refuse de se projeter dans un rôle de guide, de prendre une posture présidentielle car selon lui la guérison ne sera pas le fait d’un individu.

« La solution? Il faut rétablir l’ordre constitutionnel, il faut aller aux élections le plus vite possible, les accords signés ont promis de les tenir. Nous espérons qu’elles auront lieu avant la fin de l’année », relativise l’homme qui répare les femmes.

Pour parler plus largement de la RDC, « nous ne voyons venir aucune solution. Le président Kabila a fait beaucoup de promesses, mais il n’est pas pressé de les remplir », soulignait Salil Shetty, le secrétaire général d’Amnesty Intenational en entrevue avec le journal L’Echo.

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